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ACTUALITÉ
Un inédit d'Eugène Boudin
Redécouvert à la faveur d'un inventaire, ce tableau montre Camaret-sur-Mer, où le peintre a pose son chevalet en 1872.
Le musée d'Orsay conserve une vue du même port, elle aussi peinte en 1872, et qui pourrait presque constituer un pendant à marée haute de cette toile. Si le cadrage est diffèrent, on pourrait reconnaître. dans son deux-mâts commençant à hisser ses voiles. situé au même emplacement de la composition, le navire ici incliné sur le flan, quille plantée dans le sable découvert par la mer. Un an plus tard on retrouve un bateau similaire, dont les voiles largement déployées absorbent la lumière, dans un tableau appartenant à la collection du Palais des beaux-arts de Lille. Parcourant La Normandie et la Bretagne dès 1857, Eugene Boudin s'est rendu à Camaret sur mer a plusieurs reprises pour capturer les changements d'atmosphère de son port. Cette petite commune du Finistère a particulièrement retenu son attention entre 1870 et 1873. Le "peintre des ciels" comme l'avait baptisé Camille Corot traite ici avec le même intérêt les variations chromatiques du sable sur lequel la mer a laissé quelques flaques. Dans l'une d'elles, se reflète la silhouette d'un pêcheur attirant l'œil pur sa chemise blanche et son bonnet rouge. On y distingue d'autres marins s'affairant autour de leur navire, près d'un feu ou réparant leur voile étalée au sol, sous le regard d'un personnage posté sur le quai et d'un promeneur perché sur la falaise, à contre-jour. Les toits des maisons, et les moulins postés à l'horizon, répondent aux mats dressés vers le ciel.

Eugène Boudin(1824-1898) Camaret, port à marée basse, 1872 huile sur toile, 36 x 58 cm
Adjugé: 62 000€
Article : La Gazette Drouot du vendredi 28 juin 2024.
Léon Lhermitte, le peintre des moissonneurs
Léon Lhermitte cst ne a Mont Saint-Père, en Picardie. Grenier à blé de Paris depuis des siècles, la région offre une topographie propice à de grandes parcelles cultivées par des paysans attaches a leurs terres Comme eux, le peintre, qui n'a pas quitté l'Aisne avant ses 19 ans, a toujours gardé les environs de son sillage dans le cœur. Malgré ses séjours parisiens et son rôle éminent au sein de la Société nationale des beaux arts, la vie rurale l'a inspiré tout au long de sa carrière, au point de représenter la principale thématique de ses œuvres. En témoigne ce faucheur de Chartèves, un petit village proche du sien, qu'il dessine encore en 1921, à l'âge de 77 ans. Alors que le pays s'est industrialisé et modernisé à grands pas et que sa population est devenue plus urbaine, ce faucheur solitaire donne l'impression que rien a changé. Il pourrait être le même homme que celui, droit et digne, dont Lhermitte a fait le portrait pris de quarante ans plus tôt, dans le tableau qu'il a rendu célèbre, La Paye des moissonneurs. Bien que rude, le travail de la terre porte ses fruits. Un tel sujet salué par un critique pour sa noblesse idéale et vraie, a naturellement séduit le gouvernement de la Illeme République. Il a acquis la toile au Salon de 1882 -aujourd'hui conservée au musée d'Orsay -, et a des lors sollicité l'artiste pour ses commandes officielles. Dans une société en plein bouleversement, la paysannerie devient le refuge symbolique de valeurs et de traditions immuables. Grand dessinateur, Lhermitte a commence a travailler au fusain et a la mine de plomb, ce qui lui valut d'être qualifié de «maitre du blanc et du noir», avant de suivre les conseils de son ami Jean-Charles Cazin, et d'adopter le pastel, en 1885. Classique à ses débuts, sa technique est devenue plus libre, Dans ce champ circonscrit par une haie d'arbres protecteurs, la nature s anime, grâce à de petites touches. A l'inclinaison des épis, sous l'effet d'un vent léger, répondent celles de l'homme et de sa faux. Si le paysan attire le regard par sa chemise blanche captant la lumière, il ne fait pourtant qu'un avec le paysage, son chapeau de paille, sa peau halée et son pantalon couleur de terre étant a l'unisson du champ aux tonalités de miel Cette belle harmonie chromatique souligne le lien entre l'homme et la nature. Une poésie se dégage de cette scène évoquant les mots du poète André Theuriet, dont Lhermitte a illustré La Vie rustique, en 1867: « Vienne maintenant le grand soleil des jours caniculaires et l'épi lourd inclinera sa tête dorée. La plaine tout entière bercera au vent sa nappe onduleuse d'un blond roux et le soir, sous le ciel rutilant d'étoiles. une savoureuse odeur de blé mur montera dans I'air attiédi…

Léon Lhermitte(1844-1925) Moisson près de Chartèves, faucheur, 1921, pastel signé, étiquette titrant et situant l'œuvre "Chartèves", 38 x 51 cm
Adjugé : 20 000 €
Article : La Gazette Drouot du vendredi 8 mar 2024.
David HOCKNEY, un dessinateur high-tech
Le succès de ce paysage imprimé créé sur tablette témoigne de l’évolution des mentalités artistiques.
Alors que vient de s’achever l’exposition « David Hockney. A Year in Normandie », présentée au musée de l’Orangerie, cette œuvre printanière illustre à merveille l’intérêt de l’artiste pour les paysages, devenues sa principale source d’inspiration ces dernières années, mais aussi les nouvelles technologies, cette impression sur papier reproduisant un dessin réalisé sur IPads. Ce fervent défenseur de la figuration, intéressé par les innovations techniques qu’il utilise dans son travail depuis les années 1980, a trouvé là une nouvelle manière de peindre le monde : sur le motif, mais avec les couleurs pop du numérique. A l’heure où les NFT défraient la chronique et font évoluer les mentalités quant à la notion même d’œuvre d’art, l’adhésion des collectionneurs pour ce dessin sur tablette était manifeste. Cette œuvre a en effet suscité une belle bataille d’enchères, ayant fait intervenir une majorité d’amateurs anglo-saxons. Vendue à titre judiciaire, elle était propulsée à 125 708 €, soit le triple de sa valeur au moment de sa création, il y a à peine plus de dix ans. Des classiques étaient également au rendez-vous, à l’image d’une vierge) l’enfant et Saint-Jean-Baptiste peinte sur panneau dans le goût de la Renaissance par un anonyme italien, et décrochée à 28 732 € (41,5 x 30 cm). Côté mobilier, un bureau plat estampillé par Henry Dasson, en 1882, changeait d’intérieur pour 25 400€. Marqueté toutes faces de palissandre, ornée de bronzes dorés, il illustre le goût historiciste pour le style Louis XV. Toujours du XIXème siècle, un bureau en acajou probablement réalisé en Angleterre, entièrement sculpté, séduisait grâce à son mécanisme, moyennant 15 240 €. Celui-ci permet d’ouvrir la façade pour découvrir un pupitre et un tiroir latéral.
Versailles, dimanche 13 février
Chevau-légers enchères OVV
M. OTTAVI

David Hockney (né en 1937), The arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011, (twenty eleven)- 12 april, n°2, 2011, dessin sur Ipad, impression numérique sur papier, signé et daté, justifié 13/25, 140 x 105 cm.
Adjugé 125 708 €
Article : La Gazette Drouot, n°7 du vendredi 18 février 2022, page 68.
Une marine de Lacroix
