VAN CLEEF & ARPELS, Élégant et délicat collier articulé en platine 850 millièmes habillé de diamants taille ancienne en serti clos perlé alternés de perles fines pouvant se transformer en bracelet signé et numéroté agrémenté d'un fermoir à cliquet avec huit de sécurité. Vers 1920/30. Poids brut du collier : 33.60 g. Long : 40.5 cm. Adjugé:17 500 €

Bible
Bible

Le premier/volume de la/bible historiee. (F. num. CCCLIII verso) Cy finist le premier volume de la/bible hystoriee Imprime a Paris pour/Anthoyne verard libraire demourant/a Paris sur le pont nostre dame, etc. Marque de Antoine Vérard. (F. 403) Cy finist le psaultier en francois/Imprime a Paris pour Anthoine verard. Paris, Antoine Vérard, (circa 1498) . Expert : Michel SIEGELBAUM Adjugé: 29 000 €

Coupe en émail peint en grissaille
Coupe en émail peint en grissaille

Adjugé 14 500 € le 10 juin 2018

VAN CLEEF & ARPELS, Élégant et délicat collier articulé en platine 850 millièmes habillé de diamants taille ancienne en serti clos perlé alternés de perles fines pouvant se transformer en bracelet signé et numéroté agrémenté d'un fermoir à cliquet avec huit de sécurité. Vers 1920/30. Poids brut du collier : 33.60 g. Long : 40.5 cm. Adjugé:17 500 €

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ACTUALITÉ

Une chasse de Charles Quint

Le dimanche 27 juin, à Versailles (chevau-légers enchères OVV. M. Kassapian), 7 874 € étaient requis pour cette tapisserie tissée en laine et soie à Audenarde, dans les Flandres, à la fin du XVIème siècle (326 x 315 cm). Le personnage représenté à cheval sur la droite n'est autre que Charles Quint. Il est accompagné de ses gardes et de ses chasseurs, encerclant un lion assailli par les chiens. Imperturbables, des oiseaux observent la scène, cachés dans la luxuriante végétation. Au pied des montagnes fermant la composition, est représenté le château de Gand. La large bordure accueille des personnages mythologiques: Minerve, Niké, Bacchus et des faunes, Psyché, Cupidon...

Article : La Gazette Drouot, n°26 du vendredi 2 juillet 2021, p.101

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Jean-Michel Frank, un talent original

Cette suspension en forme de coquillage dévoile une autre facette du style du décorateur. 

Avec son chapeau chinois caractéristiques, la patelle se fixe habituellement sur les rochers des bords de mer. Elle a inspiré un créateur au style unique, Jean-Michel Frank, comme le montre cet objet de 68 cm de diamètre, qu'il faut imaginer en situation. il s'agit en effet d'une suspension, dont l'aspect théâtral est renforcé par la patine or et rouge. Le décorateur est plus connu pour ses créations épurées et ses lignes simples annonçant le minimalisme de l'ameublement, dont les seuls ornements sont les matériaux soigneusement choisis, tantôt luxueux comme le parchemin et le galuchat, tantôt pauvres comme la toile, la terre cuite ou la marqueterie de paille. La fantaisie de cette suspension peut donc surprendre de prime abord. Son modèle a été proposé à certains magasins comme celui de Guerlain. De 1934 à 1935, Franck a en effet décoré la parfumerie et l'institut de beauté de la célèbre maison de l'avenue des Champs-Élysées, de même que l'appartement de Jean-Pierre Guerlain. Cette " Patelle", qui existe aussi dans une version blanche, a également été réalisée pour des particuliers, et on la retrouver jusqu'aux États-Unis. Le décorateur y a notamment aménagé le penthouse de Templeton Crocker, à San Fransisco, en 1929, et a réalisé du mobilier d'esprit Louis XV et Louis XVI pour le milliardaire Nelson Rockefeller, en 1938. 

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Article : La Gazette Drouot, n°25 du vendredi 25 juin 2021, p.122

MORET et les goémoniers

Cette vue de La Côte du Finistère par Henry Moret (1856 - 1913)décrochée à 86 360 € le dimanche 21 juin à Versailles (Chevau-légers enchères, M.Ottavi) Porte l'indication au crayon "Ouessant" au dos de la toile (60 x 73 cm). Elle a été peinte vers 1902 - 1905, alors que l'artiste se plaît à étudier les effets de la marée sur la paysage, pendant que les goémoniers attendent de passer à l'action. Autre succès, celui du portrait (100 x 73 cm) de l'écrivain Maurice BETZ - également traducteur des oeuvres de Thomas Mann et de Rainer Maria Rilke-, réalisé en 1926 par le peintre serbe Milan Konjovic (1898 - 1993), et pour lequel 21 590€ étainet déboursés. 

Henry MORET (1856-1913), « Côte du Finistère, circa 1902-05 ». Huile sur toile, signée en bas à gauche. Porte au dos une indication au crayon « Ouessant ». 60 x 73 cm. Henry Moret est un amoureux de la Bretagne et nombreux sont ses thèmes qu’on peut localiser plus précisément dans le Finistère qu’il découvre en 1888 grâce à Sérusier. Pendant les mois d’été de 1902 et 1903, l’artiste séjournera à Ouessant avant de regagner PontAven et Paris. C’est pendant cette période qu’il consacre de nombreuses toiles aux goémoniers, l’attente de la marée, la descente jusqu’à l’eau et le ramassage ; ces scènes sont des prétextes à jouer les oppositions entre le plan herbeux, les rochers, la mer et le ciel. Expert : Marc OTTAVI

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Article : La Gazette Drouot, n°25 du vendredi 26 juin 2020, p.128

Attribué à MAELLA

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Cette Etude de plafond avec le triomphe d'Apollon (86 x 108 cm), présentée à Versailles le dimanche 1er décembre (Chevau-légers enchères OVV, M.MIllet), est attribuée à Mariano Salvador Maella (1739 - 1819), auteur de nombreuses fresques pour les palais de la couronne espagnole. Bien que cette esquisse n'ait pu être associée à un plafond réalisé à la même époque, elle devrait susciter l'intérêt. Les spécialistes de peinture ancienne se souviennent en effet d'une étude de L'adoration de l'agneau mystique par les vingt-quatre vieillard de l'Apocalypse, peinte vers 1765, préemptée par l'Etat espagnol en 2013 en raison de son rapprochement avec une fresque exécutée par l'artiste pour le Palais royal de Madrid....

Estimations: 5000 / 7000 €

Article : La Gazette Drouot, n°41 du 29 novembre 2019.

Attribué à Mariano Salvador MAELLA (1739/1819) : "Étude de plafond avec le triomphe d’Apollon". Toile. 86 x 108 cm. Notre tableau appartient à toute une série d’esquisses peintes, projets de plafonds ou tapisseries, qui firent le bonheur des peintres espagnols entre 1760 et 1790 avec l’avènement de Goya. Le grand chantier est alors le palais royal de Madrid. Notre esquisse n’a pas de rapport avec tous les plafonds connus peints à cette époque, mais plusieurs peintres espagnols dont Maella s’essayèrent au genre de l’esquisse peinte. Expert : René MILLET

Bible de la Renaissance

Imprimée en français par Antoine Vérard au milieu du XVe siècle, cette Bible est une rareté, saluée comme telle par une belle enchère.

Bataillée à près de sept fois son estimation, cette Bible ( voir gazette n°33, page 123) a plus d'un atout. Il s'agit d'abord de la première édition de la Bible historiale transposée du latin au français. Une traduction délicate, l'Église craignant qu'une vulgarisation puisse créer des altérations linguistiques préjudiciables au sens du message chrétien. Charles VII fut à l'origine de sa publication...pour le plus grand bonheur des collectionneurs d'impressions gothiques, bien plus rares en français qu'n latin. L'autre intérêt de cette Bible tient à son auteur, le fameux libraire parisien Antoine Vérard, qui a sans doute dirigé un atelier de copies et d'enluminures avant de se lancer dans l'impression, et de réaliser ainsi plus de deux cent quatre-vingts ouvrages. Spécialiste de livres d'heures, il l'est aussi de romans de chevalerie, et n'hésite pas à réutiliser les grands bois qui les ornent dans ses ouvrages religieux. C'est le cas dans cette Bible, pour laquelle d'autres blocs illustrés ont également été spécifiquement créés. Elle compte ainsi deux cent quinze illustrations, dont vingt grandes compositions, la plupart sur la largeur de la page. Le bois reproduit en photographie montre une image utilisée par Vérard en 1493 - 1494 pour la Bible des poètes, Métamorphoses (d'Ovide) moralisée par Thomas Walleys. Avec de légères variantes, il a reproduit cette scène du procès des armes d'Achille pour servir d'introduction au Livre des Juges de l'Ancien Testament.

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Bible historiée en français, premier volume de l'Ancien Testament, Paris. Antoine Vérard, vers 1498, in -folio, 403 ff.

Expert: SIEGELBAUM

Article : La Gazette Drouot, n°35 du  18 octobre 2019, p.102

Ode aux femmes

Le meilleur résutat de l'après-mid, 29 210 €, se portait sur une huile sur carton marouflé sur une toile de Jules Pascin montrant La Figurante du Palace. Une effigie évanescente et rêveuse peinte en 1927, dont la douceur contraste avec le goût affiché de l'artiste pour des lieux de plaisir, qui l'avaient fasciné après son arrivée à Paris, en 1905. Philippe Dahhan a également collectionné les femmes, de bronze et d'étain ( voir gazette n°11, page 148). Le désir exprimé par L'Éternel printemps n°1, 1898, une épreuve moderne en bronze d'après Auguste Rodin, avait naturellement séduit cet amoureux de la féminité. Cette reproduction parvenaient à conquérir un autre coeur, moyennant 19 050 €. L'intérêt de la collection de Philippe Dahhan résidait dans ses étains de la Belle Époque, dont il avait retracé l'histoire dans un ouvrage. Un sujet de niche, qui connaissait ce dimanche un regain d'intérêt, marqué par de nombreux acheteurs sur internet et quelques achats étrangers. En 1900, les artistes montrent la femme sous un jour nouveau, s'emparent d'elle pour en faire un motif décoratif empreint de symbolisme, et n'hésitent pas à végétaliser son corps ou à la dissoudre dans les flots, comme le montre Raoul Larche avec ce surtout de table d'une grande sensualité. Dans le même registre, la Coquille, Galliera,  crée par Auguste Ledru, reproduite dans notre précédent numéro page 148, triplait les prévisions pour atteindre 3 175 €

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Raoul Larche (1860 - 1912)

surtout La Mer, milieu de table en étain, fondeur Siot-Decauville, h.74 cm.

Article : La Gazette Drouot, n°12 du 29 mars 2019, p.149

René Boivin

RENE BOIVIN Elégant collier draperie en or 750 et argent 800 millièmes, centré d'un motif articulé à décor feuillagé et de rinceaux. Il est accompagné de son écrin en forme monogrammé, contenant 4 éléments en or 750 millièmes,  dont un garni d'un peigne en écaille blonde, lui permettant de se porter en aigrette, en broche ou en pendentif. Poinçon de maître. Travail de la fin du XIX° siècle. Poids brut: 44.10 g. l'ensemble Poids brut du collier: 29.40 g. Expert : Vendôme expertise

Lot 10 Vente du 12 novembre 2017

Le nom de René Boivin évoque originalité et modernité essentiellement grâce à Jeanne Boivin, Juliette Moutard, Germaine Boivin et, dans une moindre mesure, à Suzanne Belperron. L'aventure a cependant commencé de manière classique, à l'image de ce collier draperie en or et argent rehaussé de diamants, propulsé à 11 644 € le dimanche 12 novembre à Versailles. René Boivin, qui s'installe en 1890, répond au goût de l'époque avec cette pièce transformable en broche, en pendentif ou en aigrette, une son motif central monté sur un peigne en écaille blonde.

Estimation : 1 200/1 500 €

Article : La Gazette Drouot, n°40 du 17 novembre 2017, p.196