2015 Laura MARIECréé avec Wix.com 

6bis avenue de Sceaux 78000 Versailles, France

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Prochaine vente courante: Mercredi 13 novembre 2019 à 9h30

L'étude est ouverte de
 9h00  - 12h00
14h00 - 18h00
(jusqu'à 17h30 pour retirer et déposer les lots)
Du lundi au vendredi

Veuillez noter que nous sommes fermés le samedi et le dimanche (sauf les jours de vente).

Les estimations se font uniquement par mail ou sur RDV.

ACTUALITÉ

Bible de la Renaissance

Imprimée en français par Antoine Vérard au milieu du XVe siècle, cette Bible est une rareté, saluée comme telle par une belle enchère.

Bataillée à près de sept fois son estimation, cette Bible ( voir gazette n°33, page 123) a plus d'un atout. Il s'agit d'abord de la première édition de la Bible historiale transposée du latin au français. Une traduction délicate, l'Église craignant qu'une vulgarisation puisse créer des altérations linguistiques préjudiciables au sens du message chrétien. Charles VII fut à l'origine de sa publication...pour le plus grand bonheur des collectionneurs d'impressions gothiques, bien plus rares en français qu'n latin. L'autre intérêt de cette Bible tient à son auteur, le fameux libraire parisien Antoine Vérard, qui a sans doute dirigé un atelier de copies et d'enluminures avant de se lancer dans l'impression, et de réaliser ainsi plus de deux cent quatre-vingts ouvrages. Spécialiste de livres d'heures, il l'est aussi de romans de chevalerie, et n'hésite pas à réutiliser les grands bois qui les ornent dans ses ouvrages religieux. C'est le cas dans cette Bible, pour laquelle d'autres blocs illustrés ont également été spécifiquement créés. Elle compte ainsi deux cent quinze illustrations, dont vingt grandes compositions, la plupart sur la largeur de la page. Le bois reproduit en photographie montre une image utilisée par Vérard en 1493 - 1494 pour la Bible des poètes, Métamorphoses (d'Ovide) moralisée par Thomas Walleys. Avec de légères variantes, il a reproduit cette scène du procès des armes d'Achille pour servir d'introduction au Livre des Juges de l'Ancien Testament.

Bible historiée en français, premier volume de l'Ancien Testament, Paris. Antoine Vérard, vers 1498, in -folio, 403 ff.

Expert: SIEGELBAUM

Article : La Gazette Drouot, n°35 du  18 octobre 2019, p.102

Ode aux femmes

Le meilleur résutat de l'après-mid, 29 210 €, se portait sur une huile sur carton marouflé sur une toile de Jules Pascin montrant La Figurante du Palace. Une effigie évanescente et rêveuse peinte en 1927, dont la douceur contraste avec le goût affiché de l'artiste pour des lieux de plaisir, qui l'avaient fasciné après son arrivée à Paris, en 1905. Philippe Dahhan a également collectionné les femmes, de bronze et d'étain ( voir gazette n°11, page 148). Le désir exprimé par L'Éternel printemps n°1, 1898, une épreuve moderne en bronze d'après Auguste Rodin, avait naturellement séduit cet amoureux de la féminité. Cette reproduction parvenaient à conquérir un autre coeur, moyennant 19 050 €. L'intérêt de la collection de Philippe Dahhan résidait dans ses étains de la Belle Époque, dont il avait retracé l'histoire dans un ouvrage. Un sujet de niche, qui connaissait ce dimanche un regain d'intérêt, marqué par de nombreux acheteurs sur internet et quelques achats étrangers. En 1900, les artistes montrent la femme sous un jour nouveau, s'emparent d'elle pour en faire un motif décoratif empreint de symbolisme, et n'hésitent pas à végétaliser son corps ou à la dissoudre dans les flots, comme le montre Raoul Larche avec ce surtout de table d'une grande sensualité. Dans le même registre, la Coquille, Galliera,  crée par Auguste Ledru, reproduite dans notre précédent numéro page 148, triplait les prévisions pour atteindre 3 175 €

Raoul Larche (1860 - 1912)

surtout La Mer, milieu de table en étain, fondeur Siot-Decauville, h.74 cm.

Article : La Gazette Drouot, n°12 du 29 mars 2019, p.149

Falize et Tard, complices du japonisme

Cet oiseau évoquant le phœnix par les élégantes plumes ornementales de sa queue - qui épousent la courbure de ce pendentif, à laquelle se plie également une branche de cerisier en fleurs - , rappelle la représentation séculaire de la nature en Asie, pleine de poésie. Aux vertus décoratives de ces motifs "fleurs et oiseaux", s'associe leur valeur de bons auspices. Si l'on en croit la symbolique japonaise, ce décor serait en effet une image de vie et de renouveau. Il en est de même pour la tortue représentée à l’intérieur du bijou, elle aussi bienveillante, gage de chance et de longévité.

Si l'élégante qui jettera son dévolu sur cette parure pourra la porter comme un talisman, celle-ci n'a certes pas été conçue comme telle, son auteur étant le fameux bijoutier parisien Alexis Falize. Le musée d'Orsay conserve un emblématique médaillon de ce féru du japonisme, lui aussi réalisé vers 1870, renfermant des masques grimaçants en référence au théâtre Nô.

Chaque pièce à été émaillé par Antoine Tard, avec lequel il collabore depuis dix ans afin de réaliser de chatoyants cloisonnés sur la base de ses remarquables dessins aquarellés, inspirés par des estampes japonaises.

Alors que le Japon est particulièrement à la mode depuis la signature du traité de commerce et d'amitié entre la France et le Japon, en 1858, ayant favorisé l'arrivée d'objets nippons sur le sol national, la technique fait la notoriété du joailler et permet à l'émailleur de remporter un premier prix à l'Exposition de l'Union Centrale des Arts Décoratifs en 1869.

Alexis Falize (1811-1898),
Pendentif en or et émail cloisonné polychrome, verre en cristal de roche, vers 1870, poinçon de maître.
Poids brut : 26 g, 5,3 x 3,1 cm avec la bélière.
Estimation : 1 000/1 500 €

Article : La Gazette Drouot, n°4 du 26 janvier 2018, p.90

René Boivin

RENE BOIVIN Elégant collier draperie en or 750 et argent 800 millièmes, centré d'un motif articulé à décor feuillagé et de rinceaux. Il est accompagné de son écrin en forme monogrammé, contenant 4 éléments en or 750 millièmes,  dont un garni d'un peigne en écaille blonde, lui permettant de se porter en aigrette, en broche ou en pendentif. Poinçon de maître. Travail de la fin du XIX° siècle. Poids brut: 44.10 g. l'ensemble Poids brut du collier: 29.40 g. Expert : Vendôme expertise

Lot 10 Vente du 12 novembre 2017

Le nom de René Boivin évoque originalité et modernité essentiellement grâce à Jeanne Boivin, Juliette Moutard, Germaine Boivin et, dans une moindre mesure, à Suzanne Belperron. L'aventure a cependant commencé de manière classique, à l'image de ce collier draperie en or et argent rehaussé de diamants, propulsé à 11 644 € le dimanche 12 novembre à Versailles. René Boivin, qui s'installe en 1890, répond au goût de l'époque avec cette pièce transformable en broche, en pendentif ou en aigrette, une son motif central monté sur un peigne en écaille blonde.

Estimation : 1 200/1 500 €

Article : La Gazette Drouot, n°40 du 17 novembre 2017, p.196